Le Comité directeur de l’Organisation africaine des Institutions supérieures de contrôle des finances publiques (AFROSAI) a tenu, mercredi 9 juillet à Rabat, sa 62e réunion, consacrée à la consolidation de la coopération entre institutions de contrôle africaines et à la promotion des bonnes pratiques, de la transparence et de l’innovation.
À cette occasion, le président de l’AFROSAI, Khaled Ahmed Chekchek, a souligné que les bouleversements technologiques actuels imposent aux institutions membres de s’adapter en intégrant les outils numériques, notamment le Big Data, dans leurs pratiques d’audit. Il a insisté sur la nécessité d’encourager les échanges de savoir-faire et d’expériences entre les ISC africaines pour faire face aux défis communs et construire des capacités solides.
Les travaux préparatoires de cette réunion, menés par les comités techniques au cours des deux derniers jours, ont porté sur des propositions concrètes visant à renforcer les capacités organisationnelles et techniques de l’Organisation, afin de les traduire en programmes et actions concrètes au profit des membres.
Pour M. Chekchek, seule une coopération scientifique et professionnelle renforcée permettra à l’AFROSAI d’atteindre ses objectifs malgré les contraintes. Il a réaffirmé son engagement, en collaboration avec le Secrétariat général, à porter des initiatives structurantes au service des ISC africaines.
De son côté, la Première présidente de la Cour des comptes du Royaume du Maroc et Secrétaire générale de l’AFROSAI, Zineb El Adaoui, a salué cette réunion comme une opportunité stratégique pour renforcer l’unité, renouveler les engagements et poser les bases d’un futur ambitieux pour l’Organisation. Elle a souligné la qualité des travaux préparatoires, menés dans un esprit de responsabilité et de solidarité.
Mme El Adaoui a mis en avant l’engagement du Maroc, profondément enraciné dans son identité africaine, en faveur d’un partenariat solidaire pour un co-développement sur le continent. Elle a rappelé les défis complexes auxquels l’Afrique est confrontée, touchant à la gouvernance, au social, à l’économie et à l’environnement, et affirmé que les institutions supérieures de contrôle doivent jouer un rôle central dans l’accompagnement des réformes pour une gouvernance inclusive et durable.
Selon elle, cette mission s’inscrit dans une vision visant à restaurer la confiance des citoyens envers les institutions et à contribuer à la construction d’un État de droit fort et résilient.
Pour rappel, le transfert du Secrétariat général de l’AFROSAI à la Cour des comptes du Royaume du Maroc a été officialisé par la signature d’un mémorandum d’accord en mai 2025, renforçant ainsi le rôle du Royaume dans la gouvernance financière africaine.






