États-Unis–Cameroun : 7 milliards de dollars d’opportunités pour accélérer les investissements

Les États-Unis et le Cameroun ont annoncé environ 7 milliards de dollars d’opportunités nouvelles et d’expansion dans le commerce et l’investissement, à l’issue du premier Dialogue économique et commercial bilatéral organisé entre les deux pays. L’annonce ouvre une nouvelle séquence dans les relations économiques entre Washington et Yaoundé.

Le montant annoncé, proche de 4.000 milliards de francs CFA, concerne différents projets à des niveaux d’avancement variables. Il traduit surtout la volonté américaine d’élargir une relation économique qui demeure encore relativement limitée par rapport au potentiel du marché camerounais.

Le Cameroun dispose d’un marché de plus de 28 millions d’habitants et occupe une position stratégique en Afrique centrale. Son économie repose notamment sur l’agriculture, les hydrocarbures, les services, les infrastructures et les industries de transformation.

Le dialogue économique vise précisément à faire évoluer la relation vers davantage d’investissements productifs.

L’enjeu est désormais de transformer les annonces en projets industriels

Pour Washington, les opportunités concernent notamment l’énergie, les infrastructures, les technologies et le commerce. Pour Yaoundé, l’objectif est d’attirer davantage de capitaux, de créer des emplois et d’accélérer la transformation locale des ressources.

Cette orientation intervient alors que plusieurs économies africaines cherchent à diversifier leurs partenaires internationaux et à réduire leur dépendance aux exportations de matières premières.

Le véritable enjeu sera donc le passage des engagements annoncés aux investissements effectivement décaissés. Les infrastructures énergétiques, le transport, l’agro-industrie, les télécommunications et la transformation des matières premières constituent les secteurs susceptibles de produire le plus d’effets d’entraînement.

Le Cameroun peut ainsi devenir une plateforme économique pour l’Afrique centrale, à condition d’améliorer la connectivité régionale, la disponibilité énergétique et l’environnement des affaires.

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