L’Égypte a attiré environ 15 milliards de dollars d’investissements directs étrangers en 2025, conservant son rang de première destination africaine malgré le ralentissement global des flux vers le continent.
L’Égypte confirme son poids dans la compétition africaine pour les investissements internationaux. Selon le World Investment Report 2026 de la CNUCED, le pays a attiré environ 15 milliards de dollars d’IDE en 2025. Les flux d’IDE vers l’ensemble de l’Afrique ont atteint environ 70 milliards de dollars, contre 94 milliards en 2024. Malgré cette baisse, le niveau de 2025 reste le troisième plus élevé enregistré depuis 1990 et environ un tiers au-dessus de la moyenne historique du continent.
Le défi de la qualité des investissements
Le Caire cherche désormais à orienter davantage les capitaux étrangers vers les activités productives. La priorité porte notamment sur l’industrie manufacturière, les énergies renouvelables, l’intelligence artificielle et la zone économique du canal de Suez.
Le PIB égyptien a progressé de 4,4% durant l’exercice 2024/2025, tandis que le FMI prévoit 4,6% de croissance en 2026. L’enjeu consiste donc à transformer les flux financiers en capacités industrielles, emplois et exportations. La zone économique du canal de Suez constitue à cet égard un levier majeur. L’Égypte veut également développer davantage les chaînes de valeur locales.

