Le Kenya cherche à faire évoluer sa relation économique avec la Chine en privilégiant davantage les investissements industriels, la technologie et la production locale. Cette orientation est au cœur de la Kenya International Industrial Expo et du Kenya Investment & Trade Fair, organisés à Nairobi du 3 au 5 septembre 2026.
La rencontre rassemble fabricants, investisseurs, fournisseurs et entreprises technologiques. Le gouvernement kenyan veut utiliser cette plateforme pour attirer davantage de capitaux productifs et réduire la dépendance aux importations de produits finis. Nairobi souhaite également développer les capacités manufacturières nationales et augmenter les exportations de produits à plus forte valeur ajoutée. Les entreprises chinoises peuvent apporter des machines, des technologies et des compétences nécessaires à cette transformation. Le Kenya dispose pour sa part d’un marché intérieur important et d’une position stratégique pour accéder à l’Afrique de l’Est. La coopération industrielle peut donc créer de nouvelles chaînes de valeur régionales.
De l’importation à la production
Le changement de modèle constitue l’un des principaux enjeux de la relation commerciale sino-kényane. Le gouvernement veut encourager les investissements permettant de produire localement des biens auparavant importés. L’objectif est double : réduire certaines dépendances et créer des emplois industriels. L’agro-industrie, la fabrication, les équipements et les technologies figurent parmi les secteurs susceptibles de bénéficier de cette dynamique. Le transfert de technologie représente également un enjeu central.
Pour Nairobi, la présence d’investisseurs étrangers doit contribuer au développement des fournisseurs locaux et à leur intégration dans les chaînes de valeur internationales. Les entreprises kényanes pourraient ainsi accéder à de nouveaux marchés africains et internationaux. Le succès de cette stratégie dépendra toutefois de la capacité à convertir les rencontres commerciales en projets industriels concrets. Le Kenya veut désormais faire du commerce avec la Chine un instrument d’industrialisation et non plus seulement une source d’importations.

