À l’occasion du Cameroon International Tech Summit (CITS 2026), organisé du 15 au 17 octobre au Palais des Congrès de Yaoundé, ONU Femmes Cameroun a réaffirmé son engagement en faveur d’une transformation numérique inclusive. Entre intelligence artificielle, entrepreneuriat technologique, formation et accès aux opportunités économiques, l’organisation entend faire des compétences numériques un puissant levier d’émancipation, d’égalité des chances et d’insertion professionnelle des filles et des jeunes femmes.
Le numérique s’impose progressivement comme un moteur stratégique de transformation économique et sociale en Afrique. Au Cameroun, cette dynamique a occupé une place centrale lors du Cameroon International Tech Summit (CITS 2026), organisé du 15 au 17 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé. À travers sa participation au Stand One UN, ONU Femmes Cameroun a porté un plaidoyer en faveur d’une économie numérique plus inclusive, capable d’offrir aux filles et aux jeunes femmes de nouvelles perspectives d’apprentissage, d’entrepreneuriat et d’autonomie financière.
Réunissant des acteurs institutionnels, des entreprises technologiques, des startups, des entrepreneurs et des professionnels de l’innovation, ce rendez-vous a permis d’aborder plusieurs enjeux majeurs de la transformation digitale du continent. Intelligence artificielle, technologies financières, compétences numériques, employabilité des jeunes et développement des entreprises innovantes ont notamment figuré au centre des échanges.
Pour ONU Femmes Cameroun, l’enjeu dépasse la simple démocratisation des outils technologiques. Il s’agit de faire du numérique un véritable instrument de réduction des inégalités économiques et sociales, en permettant aux filles et aux jeunes femmes de participer pleinement à la nouvelle économie fondée sur les connaissances, les données et l’innovation.
Dans cette perspective, l’organisation a mis l’accent sur la nécessité de renforcer l’accès des jeunes filles aux formations technologiques, particulièrement dans les domaines de la programmation informatique, de l’intelligence artificielle, de l’entrepreneuriat numérique et des métiers émergents.
Les compétences numériques, un levier stratégique d’émancipation
En marge du sommet, ONU Femmes Cameroun et X Code Path ont animé une session consacrée au thème « Mon avenir, mon choix : les compétences technologiques au service des droits des filles », dans le prolongement de la Journée internationale de la fille.
Cette rencontre a permis de souligner le rôle déterminant de l’éducation technologique dans la construction de parcours professionnels autonomes et dans l’élargissement des possibilités économiques offertes aux jeunes générations féminines.
L’accès aux compétences numériques constitue désormais un facteur essentiel d’insertion sur le marché du travail, notamment dans un environnement économique où les entreprises accélèrent leur digitalisation et recherchent de nouveaux profils qualifiés.
Pour les filles et les jeunes femmes, la maîtrise des technologies représente également une opportunité de développer des activités entrepreneuriales, d’accéder à des marchés au-delà de leur environnement immédiat et de participer à la création de solutions innovantes répondant aux besoins des communautés.
Cependant, la réalisation de ces ambitions suppose de surmonter plusieurs obstacles structurels, notamment les disparités d’accès aux équipements informatiques, le coût de la connectivité, les inégalités de formation et la persistance de stéréotypes qui limitent parfois l’orientation des filles vers les filières scientifiques et technologiques.
L’enjeu consiste donc à développer des dispositifs d’accompagnement adaptés, associant formation, mentorat, accès aux infrastructures numériques et soutien à l’entrepreneuriat féminin.
Au-delà de l’acquisition de compétences techniques, cette démarche vise à renforcer la confiance des jeunes filles dans leur capacité à innover, à entreprendre et à prendre part aux décisions qui façonnent leur avenir.
Une transformation numérique inclusive au service du développement
La participation d’ONU Femmes au CITS 2026 s’inscrit dans une réflexion plus large sur les conditions d’une transformation numérique véritablement inclusive en Afrique.
Alors que les technologies émergentes redéfinissent les modèles économiques et les besoins en compétences, l’intégration des femmes dans les métiers du numérique apparaît comme un enjeu majeur de compétitivité, de développement du capital humain et de diversification des économies africaines.
Les secteurs de la fintech, du commerce électronique, de l’intelligence artificielle et des services numériques offrent notamment des perspectives de création d’entreprises et d’emplois qualifiés. Leur potentiel dépend toutefois de la capacité des politiques publiques et des écosystèmes entrepreneuriaux à garantir un accès équitable aux formations, aux financements et aux réseaux professionnels.
Dans ce contexte, les partenariats entre institutions internationales, établissements de formation, entreprises technologiques et organisations de la société civile peuvent jouer un rôle déterminant pour accélérer l’inclusion numérique des jeunes femmes.
L’expérience mise en avant à Yaoundé illustre ainsi l’importance d’une approche intégrée, dans laquelle l’éducation, l’innovation et l’autonomisation économique constituent les différentes composantes d’une même stratégie de développement.
Pour le Cameroun, comme pour de nombreux pays africains, l’élargissement de la participation féminine à l’économie numérique pourrait contribuer à renforcer les capacités nationales d’innovation, à stimuler l’entrepreneuriat et à favoriser une croissance davantage inclusive.
En réaffirmant son engagement en faveur d’un numérique accessible à toutes, ONU Femmes Cameroun rappelle que la transformation technologique ne peut être pleinement porteuse de progrès si une partie importante de la population demeure éloignée des compétences et des opportunités qu’elle génère.
Le message porté lors du CITS 2026 est ainsi clair : investir dans les compétences numériques des filles et des jeunes femmes ne relève pas uniquement d’un impératif d’égalité. Il s’agit également d’un investissement stratégique dans le capital humain, l’innovation et la compétitivité future des économies africaines.

