À New York, les discussions économiques africaines mettent l’accent sur la transformation locale des minerais critiques plutôt que leur simple exportation.
Le continent dispose d’importantes réserves de minerais indispensables aux chaînes industrielles mondiales.
Le débat porte désormais sur la capacité des pays africains à développer localement les activités de transformation, de raffinage et de fabrication. Cette stratégie vise à augmenter la valeur ajoutée créée sur le continent et à développer des emplois industriels.
Des ressources aux chaînes de valeur
La question concerne notamment le cuivre, le cobalt, le manganèse, le platine, le lithium et plusieurs autres minerais utilisés dans l’énergie, l’automobile et les technologies avancées.
La transformation locale nécessite toutefois des investissements massifs dans l’électricité, les transports, les infrastructures portuaires et les compétences. Le développement de chaînes de valeur régionales pourrait également favoriser davantage d’intégration commerciale entre économies africaines.
L’enjeu économique consiste donc à passer progressivement du rôle de fournisseur de matières premières à celui de producteur de biens et composants industriels.

