La République démocratique du Congo consolide sa place parmi les grandes puissances minières mondiales grâce aux performances du complexe cuprifère Kamoa-Kakula, exploité par Ivanhoe Mines en partenariat avec Zijin Mining et l’État congolais. Au deuxième trimestre 2026, le complexe a produit 64 328 tonnes de cuivre, confirmant son rang parmi les plus importants producteurs mondiaux de métal rouge. Cette performance intervient malgré un ralentissement temporaire des opérations lié à la disponibilité du minerai et à l’arrêt technique de certaines installations de fusion.
Les concentrateurs des trois phases du complexe ont traité près de 2,97 millions de tonnes de minerai au cours du trimestre, avec une teneur moyenne de 2,39 % de cuivre et un taux de récupération métallurgique record de 87,4 %, contre 85,6 % au trimestre précédent. Les concentrateurs ont produit 61 134 tonnes de cuivre contenu dans les concentrés, tandis que la fonderie intégrée et l’usine de Kolwezi ont permis de porter la production commercialisable à 64 328 tonnes.
Le groupe maintient son objectif annuel compris entre 290 000 et 330 000 tonnes de cuivre pour 2026 et prévoit une nette progression de la production au second semestre. Cette montée en puissance sera soutenue par une augmentation de 30 % des capacités d’extraction, qui atteindront 700 000 tonnes de minerai par mois, soit environ 8,5 millions de tonnes par an. De nouvelles équipes minières ont été mobilisées et plusieurs infrastructures souterraines sont désormais opérationnelles afin d’accroître l’alimentation des usines de traitement.
L’entreprise prévoit également de réduire progressivement les stocks de concentrés accumulés sur le site. Les réserves de cuivre stockées, estimées à environ 40 000 tonnes à la fin du deuxième trimestre, devraient être ramenées entre 25 000 et 30 000 tonnes d’ici la fin de l’année, ce qui contribuera à augmenter les volumes commercialisés.
Parallèlement, Kamoa-Kakula poursuit d’importants investissements industriels. Sa nouvelle fonderie, conçue pour une capacité nominale de 500 000 tonnes de cuivre par an, fonctionne actuellement à environ 60 % de son potentiel. Elle produit également près de 450 000 tonnes d’acide sulfurique par an, un sous-produit stratégique destiné aux industries minières de la région.
Le complexe renforce également son autonomie énergétique avec la mise en service progressive d’une centrale solaire hybride de 60 MW équipée d’un système de stockage par batteries, présentée comme la plus importante installation de ce type dans le secteur minier africain. Une extension à 120 MW est déjà programmée à l’horizon 2027, afin de sécuriser durablement l’approvisionnement électrique des installations industrielles.
À plus long terme, le plan de développement prévoit une montée en régime continue des infrastructures minières. Grâce aux nouveaux puits, aux galeries souterraines et à l’ouverture de nouvelles zones d’exploitation, Kamoa-Kakula ambitionne d’atteindre une capacité de production d’environ 500 000 tonnes de cuivre par an à partir de 2028, renforçant ainsi la position de la RDC comme premier producteur africain de cuivre et acteur incontournable de la transition énergétique mondiale. La forte demande internationale liée aux véhicules électriques, aux réseaux électriques et aux technologies bas carbone devrait continuer de soutenir les investissements dans cette filière stratégique.

