La fiscalité des actifs numériques s’impose comme l’un des dossiers réglementaires importants du mois d’août en Afrique. Au Nigeria, les nouvelles directives du Nigeria Revenue Service (NRS) précisent le traitement fiscal des activités liées aux actifs virtuels. Depuis l’entrée en vigueur du Nigeria Tax Act au 1er janvier 2026, les actifs numériques et virtuels sont reconnus dans le champ des actifs imposables.
Les entreprises moyennes et grandes réalisant des bénéfices dans les activités liées aux cryptoactifs peuvent être soumises au taux de 30% d’impôt sur les bénéfices des sociétés, tandis que les opérateurs d’actifs virtuels doivent s’enregistrer fiscalement et disposer d’un identifiant fiscal.
Les nouvelles règles concernent notamment les activités de trading, d’échange, de conservation et d’émission d’actifs virtuels. Cette réforme constitue une étape supplémentaire dans la formalisation de l’économie numérique nigériane. Elle pose toutefois un enjeu d’équilibre entre mobilisation des recettes fiscales, protection des investisseurs et maintien de l’attractivité du Nigeria pour les fintech et entreprises Web3.

