Le négociant brésilien Timbro prépare une diversification de ses activités en Afrique, en ajoutant la viande congelée à son portefeuille et en projetant de se lancer dans le commerce du riz en 2027. L’entreprise entend s’appuyer sur ses relations commerciales existantes pour développer ces nouveaux flux.
Le marché africain des produits alimentaires continue d’attirer les opérateurs internationaux, notamment dans les filières où les besoins d’importation restent importants. Le groupe brésilien Timbro souhaite renforcer sa présence sur ce marché en élargissant son activité au-delà du sucre, son principal produit agricole.
L’entreprise a commencé à commercialiser de la viande bovine et de la volaille congelées à la fin de 2025. L’Afrique constitue la destination prioritaire de ces nouvelles opérations, même si une partie des volumes est également orientée vers des acheteurs asiatiques.
La stratégie repose sur un avantage commercial : Timbro connaît déjà des importateurs africains à travers ses activités dans le sucre. Ces relations peuvent faciliter la distribution de nouvelles catégories de produits et réduire les coûts liés à la prospection commerciale.
La diversification ne supprime cependant pas les contraintes propres au commerce alimentaire. La viande congelée exige une chaîne du froid fiable, des contrôles sanitaires adaptés et une logistique capable de préserver la qualité des produits jusqu’à leur livraison.
Le riz, prochain relais de croissance
Timbro prévoit de lancer une activité de négoce du riz en 2027. Les approvisionnements initiaux devraient provenir de l’Inde et de la Thaïlande, deux fournisseurs importants du marché international. Selon les responsables du groupe, ces origines présentent des avantages de compétitivité pour les marchés ciblés.
Le modèle ne consiste donc pas à privilégier systématiquement les marchandises brésiliennes. Le groupe cherche plutôt à connecter les producteurs les plus compétitifs aux acheteurs africains, en fonction des prix, des disponibilités et de la demande.
Timbro prévoit un chiffre d’affaires global de 25 milliards de réais en 2026, soit environ cinq milliards de dollars selon les conversions rapportées. Sa division agricole viserait huit milliards de réais, contre environ sept milliards en 2025. Ces montants sont des objectifs communiqués par l’entreprise, et non des résultats définitifs.
Pour les importateurs africains, le développement d’un fournisseur capable de proposer sucre, viandes et riz peut simplifier les achats et diversifier les sources d’approvisionnement. Il ne garantit toutefois ni une baisse automatique des prix ni une amélioration uniforme de la sécurité alimentaire.
Les opérateurs locaux devront aussi composer avec la concurrence, les fluctuations monétaires, les frais portuaires et les exigences réglementaires propres à chaque pays.

