Économie créative africaine : comment Orange mise sur la culture pour renforcer son empreinte africaine

Des télécoms à la culture, Orange élargit son terrain de jeu en Afrique. Avec Y’Africa, Orange Music Talent et la montée en puissance de Max it TV, le groupe français ne vend plus seulement de la connectivité : il investit dans les contenus, les artistes et l’économie créative pour renforcer son ancrage sur un continent devenu son principal moteur de croissance.

Avec Y’Africa, Orange ne se contente plus d’accompagner la transformation numérique du continent. Le groupe entend également soutenir l’économie créative africaine en valorisant les talents locaux, tout en renforçant son ancrage auprès des nouvelles générations. Dans cet entretien accordé à Industrie du Maroc Magazine, Anne Imbert Vice-présidente d’Orange en charge de la marque, revient sur la stratégie qui fait de la culture, du divertissement et des contenus numériques des piliers de la croissance d’Orange en Afrique, aux côtés des télécommunications, de la finance mobile et de l’inclusion numérique.

Orange investit de plus en plus dans des projets culturels comme Y’Africa. Cette initiative relève-t-elle d’une stratégie de marque, d’une politique d’impact ou d’un nouveau levier de croissance pour renforcer votre présence en Afrique ?

Le Groupe Orange est très présent en Afrique et au Moyen-Orient. Nous sommes un opérateur télécom de premier plan, avec le déploiement de la fibre et de la 5G. Nous sommes un acteur du numérique au travers des services financiers mobiles et notre marque Orange Money, nous accompagnons la transformation numérique des entreprises et œuvrons au quotidien pour favoriser l’inclusion numérique grâce notamment aux Orange Digital Centers.

Plus récemment, Orange a lancé une super-App Max it qui regroupe nos principaux services dont une marketplace avec des offres de streaming (musique et Max it TV). Nous sommes également extrêmement actifs dans le sponsoring : le foot, l’e-sport et la musique avec notre initiative « Orange Music Talent » qui contribue à révéler et mettre en lumière les talents du continent, tout comme notre programme « Y’Africa ». L’ensemble de ces initiatives permettent de renforcer durablement l’ancrage de la Marque Orange.

Avec cette quatrième saison de Y’AFrica, Orange accompagne désormais certains artistes dans la production de clips et la captation de concerts. Le groupe ambitionne-t-il de devenir un acteur de référence de l’économie créative africaine, au-delà des télécommunications ?

Orange souhaite avant tout accompagner les talents dans leur développement. En consacrant la saison 4 de « Y’Africa » à la musique, nous avons choisi de mettre en lumière 18 artistes à travers leurs œuvres et leurs parcours. La série est diffusée sur les chaînes du groupe Trace, référence internationale dans l’univers de la musique, ainsi que sur trois chaînes de la zone MENA : 2M au Maroc, une chaîne tunisienne et une chaîne égyptienne (contractualisations en cours).

Très présent sur les réseaux sociaux et sur YouTube, le programme « Y’Africa » bénéficie également d’un dispositif digital dédié. Nous avons ainsi produit l’ensemble des contenus nécessaires à sa promotion et à la valorisation des artistes. Dans cette dynamique, 3 clips et 2 captations live ont été réalisés et seront diffusés sur nos comptes. Le groupe Trace vient de nous confirmer que le premier clip, celui de l’artiste tunisienne Koast, sera programmé sur Trace Urban.

Fidèle à sa volonté de promouvoir les talents du continent africain, Orange a fait le choix de confier la production de ces clips à des sociétés de production locales et leur réalisation à des réalisateurs africains. Une démarche qui traduit l’esprit qu’Orange a souhaité insuffler au projet Y’Africa : faire émerger les talents africains en s’appuyant sur la créativité et le savoir-faire du continent.

L’Afrique représente aujourd’hui l’un des principaux moteurs de croissance d’Orange. En quoi des programmes comme Y’Africa participent-ils à votre stratégie d’ancrage local et à la fidélisation des nouvelles générations de clients africains ?

Par sa longévité en Afrique et sa capacité à comprendre les spécificités des différents territoires, Orange est devenu un acteur à part entière. Présent dans le quotidien des gens, attentifs à leurs besoins et aux usages, Orange essaie de répondre au mieux aux exigences de chaque marché. Quoi de mieux que la culture et les Arts pour appréhender avec acuité un territoire ? « Y’Africa » nous plonge au cœur de l’Afrique dans tout ce qui fait sa richesse et sa diversité. Les artistes ne sont-ils pas les témoins les plus authentiques et les plus fidèles pour retranscrire l’âme du continent ? La culture est un levier précieux, un moyen de partage et de découverte des cultures ; pour ce qui est de la fidélisation des clients, il faut évidemment utiliser les moyens du marketing.

Y’Africa s’étend cette année à de nouveaux marchés comme l’Égypte, le Ghana et le Rwanda, avec une diffusion renforcée sur Trace, 2M et Max it TV. Peut-on y voir les prémices d’une plateforme panafricaine de contenus culturels portée par Orange ?

Il s’agit effectivement d’un des objectifs de Max it TV : agréger des contenus, pas uniquement culturels, pour nos clients et nos prospects. La CAN était déjà disponible sur Max it TV, bientôt « Y’Africa ». La plateforme est en train de s’enrichir de nombreux produits audiovisuels, de chaines de télévision, de VOD, … Max it TV est en passe de devenir un espace de divertissement incontournable sur le continent, ce qui en fera un levier de fidélisation et d’attractivité particulièrement puissant pour la marque Orange.

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