Le Kenya veut interdire l’exportation de minerais bruts

Le gouvernement kényan veut désormais imposer la transformation locale des ressources minières afin d’augmenter la valeur ajoutée, les emplois et les recettes nationales.

Le président William Ruto a annoncé une nouvelle politique visant à mettre fin aux exportations de matières premières non transformées. La mesure concernera notamment le soda ash, l’or et le lithium. L’objectif est de contraindre les investisseurs à développer des unités locales de transformation plutôt que d’expédier les ressources brutes vers d’autres marchés.
Le gouvernement estime que cette stratégie permettrait de créer davantage d’emplois et de retenir une part plus importante de la valeur ajoutée au Kenya.

De la mine à l’industrie

Nairobi travaille notamment à la création d’infrastructures de transformation minière.
Le président a cité le projet de raffinerie de Lamu ainsi que de futures installations dédiées à l’or et à d’autres minerais. La politique intervient également après les tensions avec Tata Chemicals concernant l’exploitation du soda ash à Magadi. Le gouvernement veut désormais associer l’accès aux ressources à des obligations d’investissement, de transformation locale et de création d’emplois. Cette orientation pourrait modifier profondément la structure des investissements miniers au Kenya.

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