La Société financière internationale a émis la première obligation offshore libellée en shillings tanzaniens. Cotée à la Bourse de Londres, l’opération doit permettre à NMB Bank de renforcer ses financements en faveur des micro, petites et moyennes entreprises du pays.
La Tanzanie cherche à mobiliser les marchés internationaux pour améliorer l’accès des entreprises locales au crédit. Une obligation d’un montant de 262,5 milliards de shillings tanzaniens, soit l’équivalent de 100 millions de dollars, a été cotée le 24 juillet 2026 à la Bourse de Londres.
Émise par la Société financière internationale (IFC), institution membre du Groupe de la Banque mondiale, cette obligation constitue la première émission offshore de l’IFC libellée dans la monnaie tanzanienne. D’une maturité de cinq ans, elle représente également la plus importante émission en shillings tanzaniens réalisée jusqu’ici sur les marchés internationaux de capitaux.
Les fonds levés serviront à financer un prêt d’un montant équivalent accordé en monnaie locale à NMB Bank Plc. La banque tanzanienne devra utiliser ces ressources pour développer son offre de financement à destination des micro, petites et moyennes entreprises.
20 millions de dollars réservés aux entreprises féminines
Une part de 20 % de l’enveloppe, soit environ 20 millions de dollars ou 52,5 milliards de shillings tanzaniens, sera spécifiquement consacrée aux entreprises détenues ou dirigées par des femmes.
Ce mécanisme doit notamment permettre aux entreprises bénéficiaires d’accéder à des financements de plus longue durée dans leur propre monnaie. Le recours au shilling tanzanien réduit leur exposition aux variations des taux de change, contrairement à un financement contracté directement en dollar ou dans une autre devise étrangère.
Pour NMB Bank, l’opération renforcera les capacités de crédit destinées aux entreprises qui rencontrent encore des difficultés à obtenir des ressources adaptées à leurs besoins d’investissement et de développement.
Selon les estimations présentées à l’occasion de la cotation, les financements issus de cette opération pourraient soutenir entre 13 000 et 20 000 emplois en Tanzanie. Cette projection comprend les emplois qui pourraient être créés ou préservés grâce au développement des entreprises bénéficiaires.

