Côte d’Ivoire : l’or propulse le pays vers le podium africain

La Côte d’Ivoire accélère son développement minier et ambitionne de devenir le troisième producteur d’or d’Afrique. En dix ans, sa production aurifère est passée de 18 tonnes à 62 tonnes en 2025, selon les chiffres communiqués.

Le gouvernement vise désormais 100 tonnes à l’horizon de cinq ans, porté par l’ouverture de nouvelles mines, l’arrivée d’investisseurs internationaux et le développement de projets industriels de grande envergure. Cette progression traduit un changement d’échelle pour un secteur appelé à contribuer davantage aux exportations, aux recettes publiques et à l’activité économique nationale.

Nouveaux investissements et montée en puissance industrielle

Le pays compte aujourd’hui 19 mines en production, dont 13 mines d’or, quatre de manganèse, une de bauxite et une de nickel. Il a également été classé première juridiction minière d’Afrique de l’Ouest par le Fraser Institute pour les années 2022, 2023 et 2024, selon les données citées.

Dans le même temps, Perseus Mining investit 170 millions de dollars pour développer l’exploitation souterraine du gisement de Yaouré, une évolution technique destinée à prolonger l’exploitation du site. Autre projet majeur, Endeavour Mining a confirmé la construction de la mine d’Assafou, représentant un investissement annoncé d’un milliard de dollars. Sa production est estimée à 257 000 onces par an pendant 16 ans, avec une mise en service prévue en 2028.

Cette expansion pose toutefois des enjeux de gouvernance : contrôle fiscal des activités, transparence des revenus miniers, redistribution des retombées aux collectivités et adaptation des redevances à la croissance du secteur.

La capacité de l’État à encadrer durablement cette industrie sera déterminante pour transformer l’essor de l’or en bénéfices économiques durables pour le pays.

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